Archive de la catégorie «Je chiale»

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L’art du diachylon

juin 7, 2007

L’arrondissement Ville-Marie a commencé à faire appliquer sa réglementation interdisant les chiens dans deux parcs du centre-ville hier. Il ne faut pas être un fin stratège pour comprendre que le but ultime de cette loi est de déloger les « personnes non désirées » du centre-ville. Elle s’inscrit dans une foulée de mesures mise en place pour atteindre cet objectif. On se souviendra il n’y a pas si longtemps la fermeture systématique de tous les parcs du centre-ville la nuit et l’engagement ferme de faire appliquer l’interdiction de pratiquer aux « squigies » dès cet été.

En agissant de la sorte, la ville préconise des actions à court terme ne réglant en rien le problème chronique qu’est l’itinérance. En fait, elle ne fait que marginaliser encore plus des personnes déjà très marginales.

Montréal n’est pas la première à essayer cette solution. D’autres grandes villes comme New York, Paris ou Londres sont passées par là. Dans tous les cas, le résultat est le même : désastreux! La seule chose à laquelle il est possible d’assister est un déplacement systématique de la population itinérante vers d’autres lieux.

Ce type de population a toujours existé et je crois qu’il est plausible d’affirmer qu’elle existera toujours. Oui, parfois, ils peuvent être gênants. Ils enlèvent aux touristes la belle image de carte postale achetée dans la petite boutique de la rue Saint-Paul entre le totem amérindien et le classique chandail « I’m with stupid _________ in Montreal » mais une grande ville ce n’est pas que des gratte-ciel, des musées ou de jolis bâtiments historiques.

C’est aussi des gens. Des gens de différentes cultures et origines. Au lieu d’essayer de chasser certains citoyens, ne serait-il pas plus logique d’éduquer? Apprendre à cohabiter en harmonie et trouver de nouvelles solutions pour aider les personnes qui en ont vraiment besoin.

Avec sa solution improvisée, les gens nouvellement expulsés ne feront que développer une colère qui à la longue, j’en suis persuadé, ne manquera pas d’exploser. J’ai bien hâte de voir la prochaine manifestation contre la brutalité policière et de la casse classique qui s’en suit. Qui veut parier qu’elle sera plus importante la fois suivante?

La solution avancée par la ville équivaut à mettre un diachylon sur une fracture ouverte, pas très efficace!

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Chronique d’une mort annoncée

mai 24, 2007

C’est dans un restaurant Mikes aux abords de la 132 que je me suis présenté avec V. dans le but d’assister en tant qu’observateur (ou chum de la secrétaire qui n’a rien de mieux à faire que d’accompagner sa blonde) à une réunion du conseil jeunesse du PQ dans le compté de *CENSURÉ*

Le but de cette rencontre était de savoir si le conseil jeunesse du *CENSURÉ* appuyait la candidature de Pauline Marois comme nouvelle chef du parti. Connaissant la situation plus que précaire du PQ et l’enthousiaste relatif suscité par sa candidature, moi, petit observateur sans importance, pensais qu’il ne s’agissait que d’une procédure toute simple qui se conclurait avec l’appui inconditionnel, de façon à suivre la vague et garder l’illusion d’unité au sein du parti. Que c’est mal connaître le PQ!

Au lieu de cela j’ai eu droit à une multitude de propositions toutes les plus farfelues les unes que les autres, passant de la demande d’appui conditionnelle à ce qu’aucun autre candidat ne se présente à un moratoire sur la question. Finalement il a été décidé de ne rien décider avant le 16 juin. Vive l’immobilisme!

Plus tard dans la soirée nous avons même eu droit à la visite du président de compté (un homme fin quarantaine très sympathique) est venu s’informer de la décision des jeunes. Il a également profité de l’occasion pour faire un petit post-mortem des dernières élections. Vu les résultats, disons-le, catastrophiques pour le PQ il serait normal de penser que ses commentaires seraient destinés à ce qui n’a pas très bien été et les solutions possibles pour remédier à la situation. À défaut de me répéter, c’est mal connaître le PQ!

Les personnes présentent se sont toutes (ou presque) lancés dans une plainte lyrique dénonçant les Québécois n’ayant rien compris et les conjonctures actuelles. Jamais le parti n’a été mis en cause.

Enfin, le tout pour dire que même si Pauline Marois se retrouve couronnée le 30 juin, il lui restera encore bien du chemin à faire avant de changer radicalement ce parti…

*Désolé pour la censure mais le PQ semble décidé à être plus opaque possible de façon à ne jamais regagner la confiance de la population. En d’autres termes, la secrétaire, ma blonde, m’a demandé de retirer les noms…

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Fermons les régions!

mai 14, 2007

J’ai écrit ça pour le journal de l’école, je voulais le partager. Bien sûr, il faut le prendre avec une (petite) dose d’humour!

Me définissant comme un ardent défenseur de l’urbanité, je crois qu’il est important de militer pour la fermeture (complète ou partielle) des régions de notre grand Québec. Je ne dis pas qu’elles sont totalement inutiles mais soyons honnêtes pour un instant, les petits patelins si charmants qui poussent sur le bord de nos autoroutes coûtent plus que ce qu’ils n’apportent.  Imaginez un instant, Montréal, mégapole québécoise. Une grande ville de 7 millions d’habitants regroupant tous les services, la culture et la diversité présente dans notre province. Une ville capable de rivaliser en nombre avec New York, Paris ou même Londres. Notre cité reprendrait enfin sa place de plus grande ville canadienne faisant ainsi un pied de nez au Canada anglais et tout particulièrement à Toronto.  

Quand on y pense, la population de la Gaspésie et de son appendice que sont les îles de la madeleine pourrait être transférée dans un beau grand gratte-ciel en verre de trente étages au centre-ville. Un 4 ½ pour tout le monde, imaginez l’aubaine! Il serait possible de faire de même pour le Saguenay Lac St Jean, l’Abitibi, les Laurentides, etc. Et Québec? Non, ils peuvent rester. Il n’y a rien à faire avec eux…  Ceux qui me brandiront l’argument de la beauté je vous répondrai du tac au tac que pour les quelques touristes Français qui apprécient l’aspect « rustique » de ces régions, il ne suffit que de les rouvrir durant la haute saison, de mai à octobre. La seule vraie époque où ces trois vaches et les quelques arpents de verdure sont vraiment rentables à la société.  

En plus, imaginez le nombre d’emplois saisonniers pour nous les jeunes. Toutes ces régions à dynamiser le temps d’un été ! L’argent du tourisme servirait premièrement à rendre « l’attraction » autosuffisante et les profits engendrés seraient rétribués à la ville centrale. Pour la première fois depuis bien longtemps les régions pourraient dire qu’ils apportent plus de richesse à la métropole qu’ils n’en reprennent. Les anciens habitants de ces villages auraient de quoi être fier.

De plus, dans un Montréal ville unique, il serait possible de centraliser l’argent et, par le fait même,  réaliser de grandes économies. Cet argent disponible pourrait être réinvesti dans l’éducation, la santé ou la culture. Le Musé des beaux-arts pourrait enfin faire partit de la liste très sélecte des grands musés. Nous pourrions parler de lui comme nous parlons du MET, du Louvre ou du British musem. Sans tous ces grands espaces inoccupés à entretenir, imaginez les possibilités!   

Le fossé Montréal versus les régions est sur toutes les lèvres depuis quelque temps. Particulièrement depuis les dernières élections. Au lieu de cultiver cette parité, voir l’encourager pour certains, ne serait-il pas plus logique de se regrouper et de cultiver une vision commune du Québec, notre Québec ! Une vision englobante, qui redonne le goût de se battre pour une idéologie, pour une reconnaissance, pour un pays.