C’est dans un restaurant Mikes aux abords de la 132 que je me suis présenté avec V. dans le but d’assister en tant qu’observateur (ou chum de la secrétaire qui n’a rien de mieux à faire que d’accompagner sa blonde) à une réunion du conseil jeunesse du PQ dans le compté de *CENSURÉ*
Le but de cette rencontre était de savoir si le conseil jeunesse du *CENSURÉ* appuyait la candidature de Pauline Marois comme nouvelle chef du parti. Connaissant la situation plus que précaire du PQ et l’enthousiaste relatif suscité par sa candidature, moi, petit observateur sans importance, pensais qu’il ne s’agissait que d’une procédure toute simple qui se conclurait avec l’appui inconditionnel, de façon à suivre la vague et garder l’illusion d’unité au sein du parti. Que c’est mal connaître le PQ!
Au lieu de cela j’ai eu droit à une multitude de propositions toutes les plus farfelues les unes que les autres, passant de la demande d’appui conditionnelle à ce qu’aucun autre candidat ne se présente à un moratoire sur la question. Finalement il a été décidé de ne rien décider avant le 16 juin. Vive l’immobilisme!
Plus tard dans la soirée nous avons même eu droit à la visite du président de compté (un homme fin quarantaine très sympathique) est venu s’informer de la décision des jeunes. Il a également profité de l’occasion pour faire un petit post-mortem des dernières élections. Vu les résultats, disons-le, catastrophiques pour le PQ il serait normal de penser que ses commentaires seraient destinés à ce qui n’a pas très bien été et les solutions possibles pour remédier à la situation. À défaut de me répéter, c’est mal connaître le PQ!
Les personnes présentent se sont toutes (ou presque) lancés dans une plainte lyrique dénonçant les Québécois n’ayant rien compris et les conjonctures actuelles. Jamais le parti n’a été mis en cause.
Enfin, le tout pour dire que même si Pauline Marois se retrouve couronnée le 30 juin, il lui restera encore bien du chemin à faire avant de changer radicalement ce parti…
*Désolé pour la censure mais le PQ semble décidé à être plus opaque possible de façon à ne jamais regagner la confiance de la population. En d’autres termes, la secrétaire, ma blonde, m’a demandé de retirer les noms…


